Comment être à l’aise en soirée/boîte de nuit ?

Parler à des mecs seuls

Si tu es stressé en soirée, sache que tu n’es pas le seul. Il y a tout un paquet de mecs dans le même cas que toi, et qui comme toi, aimeraient pouvoir socialiser. Ce sont les personnes les plus simple à aborder, et ils t’accueilleront les bras ouverts. Le simple fait de papoter avec une nouvelle personne au sein de l’endroit qui te stress aura un effet relaxant, tu vas voir que tu n’es pas un OVNI dans cet endroit, que les autres gens sont plus ou moins comme toi, et tu sentiras automatiquement le mur de glace entre toi et toutes les autres personnes de la soirée s’effriter.

Faire face à la pression

La pression, c’est comme une spirale infernale. Tu commences à la ressentir, mais tu veux l’éviter. Alors tu évites les situations qui te la font ressentir, tu restes dans ta zone de confort. Mais plus tu l’évites, plus tu as peur de la ressentir, et de te retrouver dans ces situations qui te font peur. Mais plus le temps passe, plus l’idée qu’il faut en avoir peur se renforce dans ton inconscient, et l’anxiété générée par celles-ci s’amplifie. En revanche, tu peux prendre le problème dans l’autre sens, et prendre la décision que tu vas affronter ces situations droit dans les yeux si elles arrivent. En réalité 80% du stress provient du fait d’espérer éviter des situations gênantes, ou difficiles. Dès que tu prends la décision avec toi même que tu ne vas pas fuir ces situations si elles se présentent, que tu es prêt à encaisser les décharges émotionnelles, la majorité du dialogue interne stressant disparait. Par exemple, pendant longtemps, j’avais peur de me séparer de mes potes en boîte de nuit et me retrouver tout seul, en train de parler à personne, comme un con dans la soirée. Alors j’ai commencé, à chaque soirée, à prendre des moments où je me mets seul, au milieu des gens, en train de juste attendre, juste être là, en me disant « Tant que je ne me sens pas relaxé dans cette situation gênante, je reste ». Devinez quoi ? Je n’y vois plus rien de gênant depuis bien longtemps désormais, je suis libre comme l’air.

En vérité, quand tu te forces à te mettre dans des situations qui te font peur, en ayant pris la décision ferme que tu ne vas pas les fuir, tu atteins rapidement une sorte de point de rupture interne, rupture au niveau de ta peur. Je veux dire par là que tu atteins un point où tu te dis « Hein, mais en fait c’est rien pourquoi j’avais peur de ça ? Qu’est-ce que je suis bête parfois ».

Assumer la peur

L’un des concept les plus libérateurs qui soient lorsqu’il s’agit de faire des rencontres, c’est le concept d’honnêteté radicale. L’honnêteté radicale, en gros c’est simplement le fait de ne rien cacher à personne. Et appliquer au stress, ça donne simplement que si tu as peur, que tu te sens stressé, que tu te sens mal à l’aise ou autre, tu ne cherches surtout pas à le cacher. Assume. Tu dois abandonner complètement l’espoir que ça ne se verra pas. En réalité il s’agit d’un cas particulier du paragraphe précédent : la situation stressante ici, c’est le fait que les gens remarquent que tu ne te sens pas à l’aise, que tu as peur. Et de la même façon qu’expliqué précédemment, si tu décides à 100% que tu ne vas pas fuir cette éventualité, que tu es prêt à l’assumer, alors 80% du problème disparait. Et pour l’exercice d’exposition à la peur, il s’agit de le verbaliser « Je suis pas du tout à l’aise dans cet endroit là, je trouve ça hyper flippant ». Je suis toujours étonné de voir à quel point les gens sont solidaires dans ces moments de vulnérabilité.

Arrêter de vouloir être parfait, et arrête de voir les autres comme parfaits

Quand on y réfléchie bien, quasiment toutes les situations sociales flippantes en reviennent à la peur d’avoir l’air con, voire d’être vu comme un mec chelou, bizarre, pas très attirant. Mais c’est encore une fois pareil, si tu prends la décision ferme avec toi-même que tu vas assumer à 100% si tu passes pour un weirdo, et que tu réussis à te sentir détendu malgré le fait d’être projeté dans cette identité, alors tu es libre comme l’air, tu peux absolument tout faire sans avoir peur de rien. Un exercice touts simple pour commencer, c’est de danser comme un abruti sur la piste, en s’en fichant d’être ridicule. Si tu arrives à réellement arrêter de te demander ce qu’on pense de toi pendant que tu le fais, bingo, tu es libéré de tes prisons mentales.

De même, plus tu vas réussir à voir les autres comme des enfants dans une cours de récré sans prestance particulière, plus la pression ressentie à l’idée d’interagir avec eux sera petite. En réalité, on est tous des enfants et c’est très bien comme ça. C’est l’état d’esprit parfait pour passer de bonnes soirées.

Te rappeler qu’à tout moment tu peux partir faire quelque chose qui te plait, tu n’es pas piégé

On a donc compris qu’il faut faire fasse à nos peurs, et prendre la décision qu’on ne les fuira pas. Géniale. CEPENDANT, il reste extrêmement important de contrebalancer ça avec une certaine liberté omniprésente. Même si tu ne gagnes pas le jeux, tu peux toujours débrancher la manette et faire un truc que tu aimes faire ailleurs. Tu gagnes dans tous les cas. Si jamais tu paniques, si jamais c’est trop de pression pour toi, c’est parfait ! Ca veut dire que tu as poussé jusqu’à tes limites, bravo, c’est déjà une victoire en tant que tel. Tu peux t’octroyer un plaisir bien mérité et quitter cet endroit si vraiment tu passes un sale moment, tu peux aller prendre à manger dans un endroit qui te plait, aller boire un verre au calme, aller voir quelqu’un que tu aimes bien ou bien même rentrer jouer à ton jeux vidéo préféré, peu importe. Le problème, c’est de se mettre à subir le moment, à la subir la soirée, à subir l’environnement. Le fait de savoir que tu as cette porte de sortie va grandement t’aider à rester proactif, plutôt que de subir bêtement la situation. Ca permet de prendre du recule, chose bien nécessaire.

Va à ton propre rythme

Personnellement je suis quelqu’un de très lent, donc c’est une des réalisations qui m’aura été le plus utile. Ne te sens pas obligé de suivre le rythme de la soirée. Si tout le monde est plein d’énergie et que tu te sens pas dans le même mood, tu peux très bien rester calme. Suis ton propre rythme. Il y a quelques compétences sociales qui s’apparentent à des super pouvoirs, et la capacité à sentir quel rythme est le plus congruent avec toi-même à chaque instant, ainsi que la capacité à ne pas se sentir influencer par le rythme des autres, et donc rester dans LE TIENS, en fait définitivement partie. Rien de plus attirant qu’un mec qui reste dans son rythme indépendamment de ce qui se passe autour.

 

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